Fiches de cours 2017-2018

PDF
 

La scène du crime: l'historien en détective

AR-652

Lecturer(s) :

Midal Alexandra

Language:

Français

Remarque

Next time: Spring 2018

Résumé

Ce cours répond à l'idée que l'historien du design, de l'art ou de l'architecture est un enquêteur et un faiseur d'histoire. En se déplaçant vers des territoires oubliés, situé en marge des institutions, il libère un point de vue personnel, inédit, novateur...

Contenu

Ce cours répond à l'idée que l'historien du design, de l'art ou de l'architecture est un enquêteur et un faiseur d'histoire. En se déplaçant vers des territoires oubliés, situé en marge des institutions, il libère un point de vue personnel, inédit, novateur qui vise à faire bouger par les nouvelles interprétations qu'il suscite, les lieux communs, les évidences, les clichés et l'ordre habituel des choses. Ce déplacement fait émerger les fêlures, et autres discontinuités passées inaperçues. Ce cours s'interroge sur la nécessité pour un étudiant en recherche de renouveler l'interprétation des faits.

Comment, la réintégration des « masses manquantes » de l'histoire culturelle dans l'histoire de l'art et de l'architecture permet d'en revitaliser la vigueur et la portée ?

 A travers des arrêts sur image sur des œuvres, des objets, des films, des individus et des événements issus de la culture populaire, de la magie au spectacle du désastre et du morse aux chants de créatures préhistoriques disparues ce cours invite à parcourir une galerie de portraits de l'extrême qui traduit les paroxysmes qui ont aussi construit notre conception et perception actuelle des faits.

Reprenant à Walter Benjamin la figure d'incarnation de l'historien par le détective privé à la recherche d'indices, et l'habitation comme scène du crime, ce cours invite les étudiants à revêtir l'habit de l'inspecteur, et à mener l'enquête en exhumant des faits, en intégrant des éléments et des événements oubliés ou cachées par la perception de la continuité apparente de l'histoire de l'art, du design et de l'architecture. Cet écart répond à l'idée que le théoricien est un faiseur d'histoire, et que le déplacement vers des territoires oubliés et la marge, inaugure de nouvelles et indispensables interprétations s'attaquant aux lieux communs, évidences, clichés et à l'ordre habituel des choses.

 

Chaque séance est thématique :

Le Freak Show de Barnum : un darwinisme populaire

Érotisme à la maison : Carlo Mollino et ses garçonnières

Fait divers : le Black Dahlia et l'architecture de la hantise

Télépathie et tentatives de transmission directe de la pensée : Art X de Georges Nelson et de Charles et Ray Eames

Paysages et cyclotymies domestiques

Les métaphores du ventriloque : faire parler les esprits ou faire parler les objets ?

 

Exercice :

Chaque séance du séminaire est organisée autour d'une notion explorée via un portrait, une oeuvre ou un fait divers, et une thèse y est discutée. Une bibliographie des textes et films à partir desquels la séance est construite sert à la discussion dirigée.

Chaque séance les étudiant-e-s présentent un travail personnel qui entre en relation avec la thématique abordée. L'évaluation du cours se partage en :

- une présentation orale

- la rédaction d'un essai de 15000 signes accompagné d'une bibliographie commentée autour d'un des thèmes abordé dans le cours et réinterprété par l'étudiant-e.

 

 

 

 

Les thèmes abordés sont les suivants:

Pop' Culture

Historiographie

High and Low Brow

Idéologies et ses variations formelles

Hotographie, design et architecture

Interdisciplinarité

 

In the programs

Reference week

 
      Lecture
      Exercise, TP
      Project, other

legend

  • Autumn semester
  • Winter sessions
  • Spring semester
  • Summer sessions
  • Lecture in French
  • Lecture in English
  • Lecture in German